« On commence un jour par peindre, et puis on n’est plus maître de rien… »

Durant mes études je me suis intéressée à la matière, et je qualifierai mon travail à cette période d’expressionniste, abstrait, sous l’influence des peintres Espagnol comme Tapies, Millares, Manrique ou Français, tels Frydman, Thupinier, Bissiere ou encore le verrier Guérin.

Je conçois mon travail au sol, les couches se positionnent comme des strates.

Mouvance d’une croute qui s’ouvre et se referme, sans cesse composée de matériaux qui ont été érodés par le temps : sable, terre, usés par les outils, la main grattant, caressant, écorchant la matière tout en lui donnant vie.

Mouvance d’une peau qui change sans cesse aux contacts extérieurs, intérieurs. Sa texture qui se modifie est autant de messages sur nos sensations personnelles.

Après une coupure dans le temps, j’ai repris la peinture mais sous forme décorative, en réalisant des vitrines de magasins : l’image, le sujet primait et non la peinture en elle même. Néanmoins, ce travail me plaisait car il s’adresse à tous les publics, les réalisations étant visibles dans la rue, à la portée de tous.

Ce travail décoratif m’a permis de fournir énormément de création sur de grandes surfaces, libérant le geste mais cette pratique a été déstructurante pour ma création picturale personnelle.

A l’heure actuelle, mon travail porte sur l’humain, à travers des croquis qui peu à peu reviennent à la peinture sous forme de nus, ou de portraits.

L’expressionnisme reprend sa place première. J’éprouve toujours le besoin de créer mes outils, ma peinture avec un mélange de différents matériaux. Cette peinture est figurative, mais elle a un lien avec ma première période étant donné qu’elle reste expressionniste, et  possède un regard que l’on porte sur soi.

*citation de Monique Frydman

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